«Meeting Snowden» : «Pourquoi continuer à croire en la démocratie ?»

DOC : Samedi 10 juin, Arte diffusait le documentaire de Flore Vasseur « Meeting Snowden » qui fait converser Birgitta Jónsdóttir et Lawrence Lessig avec le lanceur d’alerte Edward Snowden. Depuis son exil forcé en Russie, Snowden pose sur nos démocraties un regard d’une justesse, d’une qualité et d’une exactitude peu commune.  En replay 7 jours sur Arte+7.

ARTICLE :

Le documentaire de la française #FloreVasseur, diffusé ce samedi sur Arte, fait converser le #lanceurdalerte de la NSA, la députée pirate islandaise Birgitta Jónsdóttir et le juriste américain Lawrence Lessig.

Décembre 2016. Les trottoirs de Moscou sont recouverts de neige. A l’intérieur d’une chambre d’hôtel, #EdwardSnowden joue avec un Rubik’s Cube. L’image en appelle d’autres : celles de #Citizenfour, documentaire oscarisé qui retrace les coulisses des révélations du lanceur d’alerte sur la surveillance de la #NSA – «Nous nous retrouverons dans le hall. Je manipulerai un Rubik’s Cube», avait-il écrit à la journaliste #LauraPoitras avant leur rencontre à Hong-Kong, à la mi-2013. Celles, aussi, du Snowden d’Oliver Stone, dans lequel un Joseph Gordon-Levitt mimétique contourne, grâce au fameux casse-tête, les procédures de sécurité de l’agence américaine, pour en exfiltrer les précieux documents secrets.

Pour autant, Meeting Snowden ne rejoue pas la saga de l’ancien sous-traitant du renseignement américain devenu porte-étendard de l’opposition à la surveillance de masse – de cette histoire-là, désormais, on n’ignore plus grand-chose. Le propos du film tient dans cette formule lancée par #LawrenceLessig, professeur de droit à Harvard : «Une poétesse, un juriste et un geek entrent dans un bar… et ils se demandent : pourquoi continuer à croire en la #démocratie ?» La poétesse, c’est l’Islandaise #BirgittaJónsdóttir, compagne de route de #WikiLeaks en son explosive année 2010 (celle de la publication des documents secrets de l’armée américaine transmis par #ChelseaManning), aujourd’hui figure de proue du Parti pirate. Le juriste, c’est Lessig, auteur du fameux texte «Code is law» («Le code fait loi»), inventeur des licences Creative Commons et candidat malheureux à l’investiture démocrate. Et puis bien sûr, et surtout, il y a Snowden, le «geek» en révolte contre l’abus de pouvoir, qui a échappé aux prisons américaines au prix d’un exil piégé en Russie, et pose sur la marche du monde, depuis ces «limbes», un regard d’une précision chirurgicale.

 

lire sur liberation.fr – publié le 10 juin 2017

 

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