Dunkerque : Philippe Toulouse relaxé des faits d’escroquerie sur un SDF

Philippe Toulouse a été relaxé par le Tribunal ce matin, éducateur spécialisé de l’AAE de Dunkerque, il était poursuivi pour avoir escroqué un SDF. Philippe Toulouse a toujours dénoncé des manœuvres pour le discréditer dans son combat syndical, quand l’AAE était en plein conflit social.

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Ce matin, en rendant son délibéré, le tribunal a prononcé la relaxe de Philippe Toulouse, l’éducateur de l’AAE (Association d’action éducative) et représentant de la CGT, qui était poursuivi pour avoir escroqué un SDF.

Des cris de joies, des applaudissements, des embrassades. Dès le rendu de la décision du tribunal, relaxant Philippe Toulouse de toutes les poursuites dont il faisait l’objet, la salle d’audience, rempli de salariés de l’AAE et de soutiens divers, a exulté.

Le parquet reprochait à l’éducateur d’avoir effectué des démarches pour obtenir frauduleusement la carte bancaire d’un SDF, Frédéric Parizot, et effectuer des retraits à hauteur de 8 000 €, pour alimenter son compte, entre 2010 et 2011.

Le ministère public avait requis le 19 septembre une peine de six à huit mois de prison avec sursis.

De son côté, Philippe Toulouse avait toujours dénoncé des manœuvres pour le discréditer dans son combat syndical, quand l’AAE était en plein conflit social.

La décision de ce matin paraît logique, dans le sens où les investigations diligentées à l’époque par le procureur Philippe Muller, ne faisaient apparaître qu’un faisceau d’indices à travers une enquête lacunaire, sans apporter la preuve formelle que Philippe Toulouse avait commis les faits qui lui étaient reprochés. Le doute a bénéficié au prévenu.

«  C’est un soulagement, la fin d’un acharnement, d’un dur combat  », a déclaré à chaud Philippe Toulouse qui, aussitôt, reprend les armes et exige que la justice se tourne désormais vers les anciens dirigeants de l’AAE : « J’espère qu‘ils monteront les marches du tribunal à leur tour et que la justice ira jusqu’au bout. Le combat n’est pas fini. Je voudrais qu’ils s’expliquent également, sur la mort de Fabrice Hrycak, victime de harcèlement, sur la plainte que nous avons déposée concernant les malversations  ». Sur ce point, l’enquête est au point mort.

 

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Publié le 7 novembre 2014

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