Les Etats-Unis sapent les positions de la France aux Nations unies | Passeur d'alertes

Les Etats-Unis sapent les positions de la France aux Nations unies

La France devrait perdre le poste le plus prestigieux des Nations unies, la direction du département des opérations de maintien de la paix, qu’elle occupe depuis une vingtaine d’années. À la manœuvre, les États-Unis, qui verraient le changement d’un bon œil et ont entamé une guerre de tranchées avec le responsable français Hervé Ladsous.

De notre correspondante à New York (ONU). – Depuis 1997, le département des opérations de maintien de la paix, ou DPKO en langage onusien, est la « chasse gardée de la France ». C’est Kofi Annan, dont Paris ne voulait pas comme secrétaire général, lui préférant Boutros Boutros-Ghali, qui, en échange de la promesse d’un vote en sa faveur, a donné le département à la France. Depuis vingt ans, les Français occupent donc le poste.

Mais pour en avoir fait un instrument majeur dans la gestion des crises, Hervé Ladsous, le patron du DPKO depuis octobre 2011, a cristallisé sur sa personne les jalousies de pays membres – en particulier les États-Unis – qui voient dans le département un instrument de puissance et de domination. La nomination, à la fin de cette année 2016, d’un nouveau secrétaire général, devrait modifier la donne. Comme c’est le cas à chaque changement d’administration onusienne, le nouveau secrétaire général va devoir choisir un successeur à Hervé Ladsous. Discrètement, les États-Unis ont ainsi entrepris une campagne de dénigrement contre le patron du DPKO. Du côté de Paris, c’est silence radio.

Tout a commencé il y a un an, le 29 avril 2015, peu après la révélation par le quotidien britannique The Guardian des viols commis sur des enfants par les militaires français de la force Sangaris basés en Centrafrique. Les Américains, pas mécontents des accusations portées contre l’ONU en général et contre le département des opérations de maintien de la paix en particulier, ont alors entrepris une subtile campagne de sape contre le boss. Une guerre larvée qui peut s’appuyer sur le travail de l’ONG Aids Free World, très impliquée dans la lutte contre les abus des casques bleus, et de sa codirectrice, Paula Donovan …

Lire l’article sur sukissa.co.uk.

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