«Qu’enfin, avec ce procès, on parle de maltraitance»

L’IME Moussaron (Gers) a attaqué Céline Boussié en diffamation suite à ses révélations sur la maltraitance d’enfants handicapés dans le centre dans lequel elle travaillait. Le procès devait se tenir à Toulouse aujourd’hui et a été reporté au 19 septembre. Dommage, cela aurait été une occasion d’interpeller les « politiques » avant les présidentielles sur la question du handicap et de la maltraitance en France.

ARTICLE :

Le tribunal correctionnel de Toulouse a reporté vendredi l’audience de #CélineBoussié, accusée de #diffamation après avoir dénoncé des mauvais agissements dans le centre pour #enfantshandicapés où elle travaillait.

Elle attendait énormément de ce procès, trop peut-être. L’audi­ence devait se tenir ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Elle a finalement été repoussée au 19 septembre pour des raisons d’organisation interne au tribunal. «Après la présidentielle… C’est dommage. Le procès aurait été un moyen d’interpeller les politiques. Pour qu’enfin dans ce pays, on parle de maltraitance, qu’on arrête de fermer les yeux. Cette histoire est tellement symbolique…»

Céline Boussié, 42 ans, parle d’une voix inégale au téléphone, tantôt chuchote, tantôt crie. Les nerfs sont à fleur de peau. La cicatrice ne s’est pas refermée. Son histoire est en effet emblématique, celle d’un #lanceurdalerte : ces personnes qui un jour, «parce que cela devient insupportable», dénoncent des mauvais agissements, des choses graves. Et paient souvent un lourd tribut. Céline Boussié est poursuivie pour diffamation par son ancien employeur qui lui reproche des propos tenus en 2015 sur Europe 1 et LCI.

 

lire sur liberation.fr

publié le 13 janvier 2017

Découvrez d'autres articles :

Laisser un message