Dr Jean-Jacques Tanquerel : évincé pour vouloir protéger le secret médical – interview intégrale

Suite à l’arrivée d’un nouveau directeur d’établissement à l’hôpital de Saint-Malo, le Dr Jean-Jacques Tanquerel, responsable du Département d’Informations Médicales (DIM) s’est vu imposer la présence de la société privée ALTAO.

Cette société « fouille » dans les dossiers des patients à la recherche d’actes qui n’auraient pas été codés, d’informations qui ne seraient pas remontées des services, et par conséquent ne sont pas facturés à la CPAM.

Le problème est que l’intervention de ces sociétés privées est illégale et dangereuse pour les patients. Ces sociétés commerciales ne sont pas tenues par le secret médical et pourraient revendre les informations collectées dans les dossiers des patients à des banques, des sociétés d’assurances, des entreprises, etc.

En 2012, le Dr Tanquerel a alerté sa hiérarchie, l’Agence régionale de santé, le Conseil de l’Ordre des médecins, la CNIL, et le Ministère de la santé … en dehors d’un rapport accablant de la CNIL, rien n’a bougé.

A compter de 2013, devant le refus renouvelé du Dr Tanquerel de collaborer avec cette société, la direction va le contraindre à une alternance de mises au placard et d’arrêts maladie.

Nous sommes en 2017, cela fait maintenant 18 mois que le Dr Jean-Jacques Tanquerel n’est pas retourné à l’hôpital de Saint-Malo, il reste sans nouvelles de sa hiérarchie, et les différentes plaintes déposées n’ont toujours pas été traitées.

 

publié le 23 mars 2017

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