Gunvor, or noir et corruption au Congo-Brazzaville

L’ONG Public Eye, en collaboration avec Mediapart, a enquêté pendant deux ans dans les coulisses du marché pétrolier congolais et d’un contrat hors norme parrainé par le Kremlin … commissions occultes, procédures judiciaires en Suisse, versements illicites, traders, banquiers, intermédiaires douteux, politiciens, ministres, et omerta font partie de ce roman noir.

ARTICLE :

I une société de trading de pétrole créée par Guennadi Nikolaevitch Timtchenko, l’un des proches camarades du président russe Vladimir Poutine. Partie de rien, ou presque, la petite structure a installé son siège à Genève en 2003, puis elle a grossi, grossi, jusqu’à s’imposer comme le quatrième négociant privé d’hydrocarbures au monde. À la fin des années 2000, surnommée par certains « Kremlin Oil », elle exportait près d’un tiers du brut russe, devenue le trader attitré des géants pétroliers du pays. C’est alors qu’elle a décidé de partir à la conquête d’autres marchés, avant de jeter son dévolu sur la République du Congo (Congo-Brazzaville), l’un des États les plus pauvres et corrompus de la planète. Entre 2010 et 2012, la firme y décroche un mirobolant contrat pétrolier d’une valeur de 2,2 milliards de dollars – avec à la clé six préfinancements de 125 millions de dollars accordés à la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), appartenant à l’État congolais – fruit d’âpres négociations.

Public Eye* (anciennement « Déclaration de Berne », cette ONG installée à Lausanne lutte depuis près de cinquante ans contre les ravages de la mondialisation) a enquêté pendant près de deux ans dans les coulisses de ce marché congolais. On y croise des traders tirés à quatre épingles, des banquiers, des intermédiaires douteux, des repris de justice, des politiciens et des ministres.

lire sur mediapart.fr – publié le 12 septembre 2017

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