Le cri d’alarme de 15 364 scientifiques pour sauver la planète

Plus de 15.000 scientifiques de 184 pays lancent, dans une déclaration publiée ce lundi, un avertissement face aux risques de déstabilisation de la planète. En cause : l’absence de mesures pour préserver l’environnement et les écosystèmes.

Par milliers, ils tirent la sonnette d’alarme. Pas moins de 15.364 scientifiques, de 184 pays, poussent ce lundi un cri d’alarme sur l’état de la planète. Ils l’assurent sans détour : « Bientôt, il sera trop tard ».

« L’humanité ne fait pas ce qui devrait être entrepris de manière urgente pour sauvegarder la biosphère menacée », jugent les auteurs de cette déclaration. Parmi eux : des physiciens, des chimistes, des astronomes ou des agronomes… Autant de spécialistes qui dressent un panorama inquiétant. Disponibilité de l’eau potable, déforestation, baisse du nombre de mammifères, émissions de gaz à effet de serre : tous ces voyants sont en effet dans le rouge et les réponses sont décevantes, à l’exception des mesures internationales prises pour stabiliser la couche d’ozone dans la stratosphère, estiment ces scientifiques dont l’appel paraît dans la revue BioScience.

La perte de près de 120,4 millions d’hectares de forêts

Depuis 25 ans, la quantité d’eau potable disponible dans le monde par habitant a diminué de 26% et le nombre des zones mortes dans les océans a augmenté de 75%. L’appel cite également la perte de près de 120,4 millions d’hectares de forêts converties pour la plus grande partie en terres agricoles, un net accroissement des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et des températures moyennes du globe. Ces scientifiques pointent aussi l’augmentation de 35% de la population mondiale et une réduction de 29% du nombre de mammifères, de reptiles, d’amphibiens, d’oiseaux et de poissons.

Pour ces scientifiques, la pilule est d’autant plus difficile à avaler qu’un avertissement a déjà été émis. C’était en 1992, quand l’ONG « Union of Concerned Scientists » avec plus de 1.700 cosignataires, avait émis « l’avertissement des scientifiques du monde à l’humanité ». Ils argumentaient que l’impact des activités de l’homme sur la nature allaient probablement aboutir « à de grandes souffrances humaines » et à « mutiler la planète de manière irrémédiable ».

 

lire et voir sur lci.fr – publié le 13 novembre 2017

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