Le lanceur d’alerte James Dunne raconte le calvaire qu’il vit depuis 5 ans

James Dunne, ex-salarié de Qosmos et lanceur d’alerte a révélé en 2012 que l’entreprise dans laquelle il travaillait livrait à la Libye de Mouammar Kadhafi et à la Syrie de Bachar Al-Assad des logiciels de surveillance de masse permettant à ces dictatures d’intercepter les conversations téléphoniques et internet de leurs opposants politiques. Un cas de conscience pour cet ancien professeur de philosophie. Parcours.

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Ruiné par les procès pourtant gagnés contre son ancienne entreprise, un lanceur d’alerte a raconté sur son fil Twitter les difficultés qu’il a dû surmonter depuis 2012…

  • En 2012 #JamesDunne se faisait licencier par son entreprise après avoir dénoncé son implication dans les systèmes d’espionnage des régimes libyens et syriens.
  • Le lanceur d’alerte raconte le calvaire qu’il a ensuite vécu au niveau judiciaire et personnel, bien qu’il ait gagné tous ses procès.

« Comme quoi un lanceur d’alerte peut gagner tous ses procès et sombrer et se trouver à la rue. » En 2012 James Dunne dénonçait l’implication de sa boîte dans les systèmes d’espionnage des régimes libyens et syriens. #Qosmos , dont il était salarié depuis sept ans en tant que responsable du service de documentation technique, l’avait par la suite licencié pour « faute lourde » et « avoir manqué à ses obligations de loyauté et de confidentialité ». James Dunne avait alors saisi les prud’hommes. S’en est suivie une longue galère judiciaire qui a considérablement impacté sa vie et sur laquelle il est revenu dans un long fil Twitter ce jeudi 28 décembre.

« Cette semaine il y a deux ans, je me trouvais au bord d’un précipice… J’avais 4 mois de retard de loyer, et n’avais plus de quoi vivre. J’avais épuisé les indemnités accordées par les prud’hommes pour licenciement « sans cause réelle et sérieuse », dont la moitié est partie en frais d’avocat », commence James Dunne. Il évoque ensuite son « impossibilité psychologique » à « quémander le RSA », ses 18 mois de traitement antidépresseur, « 2 ans de psychologue, non-remboursé », ou encore les 6.000 euros d’avocat qui ne lui seront jamais remboursés bien qu’il ait « gagné les deux procédures en « diffamation » intentées par Enea Qosmos ».

lire la suite sur 20minutes.fr – publié le 30 décembre 2017

 

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